Petit billet rapide, parce que je reviens d'une séquence de visionnage du Cercle des Poètes Disparus, de P. Weir. J'ai beau l'avoir vu quarante-douze fois, je ne me lasse pas, et en général profite de la redif' obligatoire des vacances de Noël (doit y avoir une loi. Non mais c'est vrai, tous les ans il est diffusé. Même chose avec Esprits Rebelles. Et tous les ans je me les remate. Ils doivent faire des audiences assez mortelles, à la réflexion), et comme je l'ai loupé, dernièrement, well...pourquoi pas ?
Et que dire, si ce n'est qu'il est épique ? Performances d'acteurs impeccables, surtout pour Robin Williams et les quatre personnages centraux (mention spéciale à Robert Sean Leonard, le futur Dr. Wilson de House M.D., et Gale Hansen, a.k.a. Nuwanda), superbe musique (qui sait être absente). Le film par excellence à balancer à des ados, à mon humble opinion, parce que le sujet parle tellement facilement, qu'on s'identifie très vite, et qu'on a presque tous eu un Mr. Keatings. J'en profite pour vous refiler le poème de Whitman dans son ensemble, parce que c'est un beau poème, et que comme ça vous pourrez vous aussi monter sur des tables pour le déclamer.
Carpe Diem : Seize the Day, and make your lives extraordinary - Eeek
O Captain! My Captain! our fearful trip is done;
The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
O Captain! My Captain! rise up and hear the bells;
Rise up-for you the flag is flung-for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon'd wreaths-for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head;
It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.
My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse or will;
The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip the victor ship comes in with object won
Exult, O shores, and ring, O bells!
But I with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
Walt Whitman - O Captain! my Captain!
Monsieur K., la guerre, les copains et les dessins animés.
Pour ceux qui traînent ici depuis assez longtemps, mon et son posts précédents n'ont pas du vous surprendre. Vous saviez que nous sommes Anonymous. Les yamabushi de l'Interweb, les spartiates du lulz. Alors quand notre Légion part en guerre, il n'y a pas de choix à faire, on suit et on va contrer sec.
De toute façon, je comptais poster, suite à une conversation avec la Chrys. Et poster à propos de quelque chose de fondateur pour nous autres, à savoir les grands Dessins Animés (avec un D.A. majuscule). Ceux qui ont bercé notre prime jeunesse et que je forcerais mes chiards, quand j'aurais moltonné, à mater. J'en oublierais, peu importe.Le premier, c'est le Roi des Disneys, evidemment. Le Roi Lion, comment faire plus overpwnant que ça ? J'ai rien à rajouter, putain. Simba, Scar ( <3 style="font-style: italic;">ça c'est une suite réussie.
Aladdin. 'nuff said. C'est comme le Roi Lion, c'est la base de la base. Et Robin Williams qui fait le génie, c'est du bloc. Comme le Roi Lion, le petit plus qui rend vraiment tout ultime, c'est les chansons Disneyennes de la grande époque.Après, introducing l'oeuvre de Don Bluth. Dans le désordre le plus complet...
Le Secret de NIMH, avec Carradine dans le rôle du Grand-Duc, et qui m'a foutu la peur de ma vie pendant 2 ou 3 ans à chaque fois que je le voyais. Un film tout simplement sublime, bien que très sombre. Bluth à son plus haut.
Charlie mon héros. Ambiance clébards. Grand film là aussi. Comme pour la mort de Mufasa, j'ai été traumatisé par celle de Charlie.
Le Petit Dinosaure. Hé ouais, les aventures de Petits-Pieds, parce que ça aussi j'en ai soupé, chiard. On a beau comparer à Dinosaure (vous vous en souvenez ? Un des premiers Disneys en 3D), ben y'en a un qui est à l'épreuve du temps et pas l'autre.
Pour finir, La Bande à Picsou, le film : Le trésor de la lampe magique. Ouais, non à rallonge. Je sais même pas quels morceaux foutre en gras. Anyway, là aussi, du grand art. D'une parce que Picsou, c'est du très, très grand art (et ceux qui ont lu la Jeunesse de Picsou par Don Rosa savent de quoi je parle), de deux parce que, merde la bande à Picsou (ouh-ouh-ouh) quoi. Respect.
Votre Roi vous invite à la fête, soyez prêts ! - Eeek
Je finirais pas ce post sur un petit bout de chanson, ce coup-ci. Celle-là mérite de plus grands égards. Alors voilà.
Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord
C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord
C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur credo, leur confiteor
Aux copains d'abord
Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord
Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore
Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord
J'écoute:
Je joue à: Les Chevaliers de Baphomet - Le secret des templiers
MotD: "One does not simply walk into Mordor"
Me rev'la, back in black (m'enfin, je suis pas SI bronzé que ça).
J'ai profité de la semaine pour lire un peu, et entre autres La Horde du Contrevent que Mr. L avait conseillé quelques semaines auparavant, et qui est maintenant "Eeek Approved". Achetez-le, louez-le, empruntez-le, volez-le, invoquez-le, je veux pas savoir, mais faites-le vite.
Je suis aussi passé par Jonathan Strange & Mr. Norrell de Susanna Clarke (J'avais vu "Neil Gaiman" marqué sur la couverture, ca a attiré mon attention), qui est ma foi mignon, bien qu'un peu dense (pavé de 1000 avec des notes de bas de page qui monopolisent 3 pages, ca fait se sentir intelligent, on a l'impression de lire l'Encyclopedia Universalis en édition Poche).Enfin, je me suis fait plaisir avec trois volumes de plus dans la série des Fantômes de Gaunt de Dan Abnett , à savoir Necropolis, Garde d'Honneur et Les armes de Tanith. J'ai donc entamé le deuxième cycle des aventures du vaillant régiment impérial du Premier et Unique dans l'univers du quarante-et-unième millénaire où de toute façon il n'existe que la guerre parce que c'est bien connu. Alors oui, oui, je sais, c'est de la littérature sous license (sous license Warhammer 40'000, de la SF qui bastonne pour ceux qui ne connaissent pas). Ce qui est généralement aussi bon que ce qui sort des tripes de l'homme moyen apres deux jours de tourista et trois choucroutes, en odorama s'il vous plaît. Mais (car il y avait un "mais"), les bouquins d'Abnett sont une des rares exceptions à mes yeux et se révèlent même plutôt bons. On s'attache au régiment, à membres et à leurs déboires. Les volumes passant, Abnett se concentre sur l'évolution du Premier et Unique et met en place une trame qui s'annonce intéressante à partir du second cycle. Un bon moyen de replonger un peu dans le génial univers de 40k sans se taper les milliers d'euros de figurines, les doigts qui collent et les suppléments de 20pages avec de moins en moins de background et de plus en plus de rien.
En parlant de guerre, je me suis revu l'ensemble des Band of Brothers. A voir impérativement, avec les bonus DVD.
Do you want to live forever ?! - Eeek
P.S. : Pour les heureux possesseurs de Steam, allez voir la vidéo "Meet the Soldier" de Team Fortress 2. Bien fendard :D
Well well, hier soir avait lieu la Nuit en or des courts-métrages, qui nous permettait de voir pour 4€ (pour MoMo, pour moi c'était gratuit, pleurez pas, c'est ça, la classe) une trentaine de Kourtajmés pas faits par l'équipe Kourtrajmé mais primés partout dans le monde.
Un peu réticent au début, j'ai été très très très agréablement surpris par un paquet de ces productions. Parmis elles, Jamais comme la première fois du réalisateur du clip de Take me out de Franz Ferdinand, sur, ben...les premières fois de quatres suèdois(e); The Danish Poet, Oscar du meilleur court-métrage d'animation, ou encore Dime lo que sientes d'Iria Gomez Concheiro, c'était vraiment tip-top.
Mais la palme de la roxxatitude revient à la courte-médie musicale américaine West Bank Story, qui nous raconte l'amour impossible de David, jeune soldat israélien et de Fatima, caissière palestinienne à Houmous Hut, qui passe ses journées à servir des falafels. Hélas, David est un proche d'Ariel, le tenancier de Kosher King, autre fast-falafel et pire ennemi de Houmous Hut.
Au final une parodie de West Side Story pleine de chansons hilarantes et de second-degré qui fait du bien, surtout quand tout le monde se sent obligé d'être sérieux en parlant du Moyen-Orient, tout en se tapant de franches poilades sur la Somalie ou le Rwanda.
Je vous laisse avec la bande-annonce, qui ne rend hélas pas justice à l'oeuvre.
Georges Lucas in love - Eeek
(Rail)Road Trippin’ – Monsieur K. sous les projecteurs
Ca ne se voit pas, mais j’écris tout ça depuis le TGV 6177 en direction de Nice, qui m’emmène vers Cannes, à l’occasion de trois jours volés avec le père Denaes. A nous les fêtes de folie, les yachts, la dure vie de star, merde, quoi.
Notre mission, si nous l’acceptons, va être de chopper une accréditation et des invit’s histoire de se faire quelques projos et de se la raconter grave, ce qui est, après tout la raison d’être de ce festival depuis maintenant soixante berges.
C’est vrai, après tout : la seule raison du succès de ce truc, c’est qu’il donne l’occasion de taper son flex (/flex ?) en pleine French Riviera, au milieu des hôtels de luxe (les palaces et 4 étoile représentent 50% du pool hôtelier de la ville, CQFD), et même de faire tout cela pendant que le tout Hollywood qui chante et qui danse n’en finit plus de standing ovation devant le dernier « meilleur film de la décennie ». Awesome, quoi.
Comme je posterais ça à mon retour, j’essayerai d’y inclure des « kikoo photos ». EDIT : J'ai plein d'autres kikoo photos, mais bon :3 Ceci étant dit, les boîtes de Cannes overownent celles de Paname, et le dernier Tarantino est très bon.
Restez Ghetto - Eeek
Allez, on se fait plaisir avec un extrait de Tenacious D and the Pick of Destiny.
Esperons qu'il débarque en France !